La Côte d’Ivoire vient de vivre une séquence politique intense autour de la présidentielle du 25 octobre 2025. Face au quatrième mandat d’Alassane Ouattara, une large coalition de l’opposition, désignée sous le nom de Front Commun, a cherché à peser sur le processus électoral et à défendre la démocratie.actujet+3
Naissance d’une coalition inédite
En juin 2025, deux grands partis autrefois rivaux, le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et le Parti des Peuples Africains Côte d’Ivoire (PPA-CI) de Laurent Gbagbo, scellent une alliance stratégique. Se joignent à eux d’autres formations et personnalités politiques exclues du processus électoral, comme Tidjane Thiam et Guillaume Soro. La conférence fondatrice met en avant l’exigence d’un scrutin libre, transparent et inclusif, ainsi que la réintégration des candidats écartés par des décisions de justice contestées.infodirecte+3youtube
Le Front Commun, structuré et dynamique, affirme sa vocation à défendre la cohésion nationale et l’alternance démocratique. Il appelle à une réforme profonde de la Commission électorale indépendante et à la révision de la liste électorale, dénonçant l’exclusion arbitraire de ses figures emblématiques.news.abidjan+1
Tensions et mobilisation
À l’approche du scrutin, le Front Commun intensifie ses actions : marches de protestation, communiqués publics et mobilisation sociale. Des dizaines de milliers de membres des forces de sécurité sont déployés pour contenir les manifestations, souvent qualifiées de pacifiques par leurs organisateurs mais jugées illégales par le gouvernement.7info+3
Le bilan humain reste préoccupant : au moins vingt-trois morts et des centaines de blessés lors des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre. Des arrestations massives alimentent la colère des militants, qui dénoncent une répression politique visant à museler toute contestation.koaci+1
Contexte et enjeu démocratique
Le Front Commun se positionne comme rempart contre « le braquage électoral » dénoncé par ses responsables. La coalition ne reconnait pas la victoire du président sortant et s’insurge contre « la propension de Ouattara à accéder au pouvoir par la violence ». Les appels à la mobilisation, notamment la marche du 8 novembre 2025, invitent la société civile à se joindre au combat pour la libération des prisonniers politiques et le respect des droits fondamentaux.lavenir+2
Réactions nationales et internationales
Malgré des tensions, la CEDEAO salue le caractère globalement apaisé du scrutin et encourage le dialogue entre parties prenantes. Des ONG et observateurs internationaux pressent le gouvernement d’ouvrir des discussions avec l’opposition pour apaiser le climat. Les leaders du Front Commun insistent sur leur volonté d’obtenir une réforme institutionnelle et l’organisation d’une élection véritablement démocratique.afrique-sur7+3
Le Front Commun incarne l’espoir d’une opposition unie capable de peser, voire de réorienter, la trajectoire politique ivoirienne. Mais les divisions persistantes, la répression et le verrouillage institutionnel posent la question de l’avenir de la démocratie en Côte d’Ivoire. L’histoire dira si cette tentative d’unification politique débouchera sur une alternance, ou si elle restera un symbole de résistance face à un pouvoir fermement installé.aujourd8+3




Le Front Commun dénie toute légitimité à Alassane Ouattara, maintient son mot d’ordre de « marches quotidiennes jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel » et exige l’organisation d’un nouveau scrutin « crédible, transparent et inclusif ». Il réclame également la libération immédiate des manifestants arrêtés et la fin des poursuites contre les opposants.

