Un coup d’État s’est effectivement produit le 26 novembre 2025 en Guinée-Bissau. Des militaires ont pris le contrôle du pays, suspendu le processus électoral et fermé les frontières, alors que les résultats des élections présidentielles et législatives du dimanche précédent n’avaient pas encore été annoncés. Le président sortant, Umaro Sissoco Embaló, a confirmé à plusieurs médias (notamment Jeune Afrique et France 24) avoir été arrêté au palais présidentiel par des membres de l’armée, tout comme plusieurs hauts responsables militaires et politiques. Les deux camps — celui d’Embaló et celui de son principal opposant, Fernando Dias da Costa — revendiquaient la victoire aux élections, ce qui a contribué à la confusion et à la crise.
La Guinée-Bissau est coutumière des crises politiques et des coups d’État (au moins neuf depuis 1974). Pour le moment, les militaires disent prendre la direction du pays « jusqu’à nouvel ordre » afin d’« assurer la sécurité » et maintenir l’ordre, et la situation à Bissau reste tendue mais aussi confuse, alors que la proclamation officielle des résultats devait avoir lieu le lendemain.
