Le 21 novembre 2025, à Bangkok, s’est achevée une édition historique et mouvementée de Miss Universe. Dans un Impact Arena survolté, la couronne a été remise à Fátima Bosch, la candidate mexicaine, lors d’une finale haute en émotions et entachée de polémiques. L’Ivoirienne Olivia Yacé, figure de l’Afrique et du panafricanisme, a terminé cinquième, soulevant une vague de soutien et de débats bien au-delà de la Côte d’Ivoire. cbc+2
Fátima Bosch couronnée au terme d’un concours tumultueux
La victoire de Fátima Bosch n’a pas fait l’unanimité. La jeune femme était au cœur d’une polémique après avoir été publiquement critiquée par un officiel du concours, ce qui avait entraîné la solidarité de nombreuses concurrentes et un véritable engouement populaire autour de sa candidature. Malgré cette tension, elle a su convaincre le jury et remporter la couronne, succédant ainsi à la Danoise Victoria Kjær Theilvig. Praveenar Singh (Thaïlande) et Stephany Abasali (Venezuela) complètent le podium. Lors de la conférence de presse, Fatima Bosch a affirmé : « Je mérite de gagner autant qu’Olivia et les 120 autres participantes. J’ai travaillé dur et je suis fière de moi… Olivia est ma sœur, et je viendrai en Côte d’Ivoire avec plaisir. »news.yahoo+3
Olivia Yacé : plus qu’une candidate, un symbole
Bien que la couronne ne soit pas revenue à Olivia Yacé, elle est devenue, aux yeux de millions d’Ivoiriens et d’Africains, une véritable icône. L’ovation du public à l’annonce des résultats et la colère manifeste d’une partie des spectateurs témoignent d’un attachement puissant à son parcours et à ce qu’elle incarne. Le comédien Michel Gohou écrivait : « Tu n’as pas ramené une couronne, mais tu as conquis le cœur de l’univers. La vraie victoire ne se porte pas sur la tête, elle se grave dans les cœurs. »
Dans une réaction émouvante, Olivia Yacé a magnifié sa gratitude envers sa nation, ses sponsors, ses équipes, et a souligné le caractère collectif de sa victoire morale : « De la Côte d’Ivoire à l’univers, nous l’avons fait ensemble. Tout est grâce ! Et si nous considérions ce dénouement comme une victoire de cœur, de fierté, de continent ? … Vous m’avez donnée une place de choix dans vos cœurs, et cela vaut plus qu’une couronne. » Elle appelle à ce que cette expérience devienne « un commencement », invitant la jeunesse africaine à élever la voix et à rayonner sur la scène mondiale.
Une profonde réflexion sur l’injustice et le leadership féminin africain
Les messages adressés à Olivia Yacé, empruntant à la symbolique de Rosa Parks, élargissent la portée de cette finale bien au-delà du simple concours. L’évocation des luttes contre la ségrégation et de la mission divine des leaders rappelle que l’institution Miss Universe, souvent critiquée, est aussi un terrain où se jouent des enjeux de représentation et de justice : « Peut-être que tes rêves ne sont pas assez grands pour ce que Dieu te réserve… Refuse de céder ta place dans le bus de la discrimination… Crée cette nouvelle génération de belles femmes Africaines que le racisme va regarder de loin et dont il aura peur. Ta mission commence maintenant ».
Une édition charnière pour l’Afrique et la diversité
Olivia Yacé, en terminant dans le Top 5, a marqué l’histoire du concours. Sa présence et sa voix ont permis de renouveler un projet de fierté et d’estime pour toute une génération de femmes africaines. À travers la déception palpable de nombreux fans, transparaît cependant une certitude : une nouvelle étape s’ouvre, où la beauté devient acte politique, et où la quête de reconnaissance se double d’une exigence de justice et de visibilité portée par des leaders de la trempe d’Olivia Yacé. hola+1
Avec Metro Côte d’Ivoire
